AIRG : I. La maladie de Berger est une maladie des glomérules des reins. C’est la maladie des glomérules la plus fréquente dans le monde. De très nombreux cas ont été rapportés dans tous les pays en Europe (surtout en France, Italie, Portugal), en Asie (fréquente au Japon) et aux Etats-Unis. Elle est peut-être plus rare en Afrique.
La maladie de Berger est une glomérulonéphrite chronique, c'est à dire une atteinte du rein qui au fur et à mesure peut entrainer une baisse de son fonctionnement normal. Plus précisément, la filtration glomérulaire (glomérule= partie du rein qui récupère le liquide qui deviendra à la sortie du rein l'urine) décroit, mais très lentement sur des années.
Malgré un nombre impressionnant d’études, sa cause précise est inconnue. Et par conséquent, il n’y a pas de traitement spécifique.
Une fois le diagnostic porté, un suivi régulier par un néphrologue est nécessaire. Tous les néphrologues en France connaissent parfaitement cette maladie. La surveillance comporte au minimum une mesure de la tension artérielle, un dosage de la protéinurie et une étude de la fonction rénale. L’apparition d’une
hypertension artérielle est fréquente, parfois révélatrice de la maladie. L’hypertension doit être impérativement corrigée grâce à l’emploi d’un traitement antihypertenseur.
Dans certains cas, la maladie se complique d’une insuffisance rénale : l’objectif est alors de limiter la
progression de la maladie. En fonction de chaque cas, le néphrologue détermine les mesures d’hygiène, de régime, et éventuellement les traitements médicaux utiles. Lorsque la fonction rénale globale des reins est très diminuée, il faut pallier cette insuffisance par la transplantation rénale et/ou la dialyse.
La néphropathie à IgA a été décrite en 1968 par Berger et Hinglais.2 Il s'agit de la glomérulopathie la plus répandue dans le monde. Sa prévalence, exprimée par son pourcentage dans l'ensemble des glomérulonéphrites, est de l'ordre de 20-40% en Asie, en Australie et en Europe méridionale alors que ce pourcentage ne dépasse pas 10% aux Etats-Unis.1 La variabilité géographique de sa prévalence traduit d'une part une probable susceptibilité génétique et d'autre part une politique médicale non uniforme de dépistage et de biopsie rénale. En Europe l'incidence de cette maladie est de l'ordre de 15 à 40 nouveaux cas par million d'habitants par année. Pour des raisons inexpliquées, les populations blanches et asiatiques semblent davantage atteintes que les Noirs. Les hommes sont plus souvent atteints que les femmes avec un ratio 6:1 en Europe
Un nombre non négligeable de patients atteints d'une néphropathie à dépôts d'IgA évolueront vers l'insuffisance rénale terminale. Il n'existe pas de traitement spécifique de la maladie et la prise en charge thérapeutique repose sur le contrôle strict de la tension artérielle et de la protéinurie. L'intérêt du traitement par un inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine dans cette situation est incontestable ; son association avec un antagoniste du récepteur de l'angiotensine II a un effet additif antiprotéinurique. L'administration de corticostéroïdes seuls ou en association avec un traitement immunosuppresseur est réservée aux formes plus sévères ou d'évolution défavorable malgré le traitement symptomatique.
Environ 50% des patients progressent vers un certain degré d'insuffisance rénale et 20 à 30% vers une insuffisance rénale terminale après 20 à 25 ans d'évolution.1 C'est la glomérulopathie la plus fréquente dans la population des patients dialysés.
http://www.revmed.ch/article.php3?sid=30205Moins évident car sur un forum :
La maladie de berger n'est pas génétique mais auto-immune. Il s'git d'un dépot d'Immuno-glomulines A sur les glomérules, d'où en anglais le nom de IgA Nephropathy.
Mais comme toutes les maladies auto-immunes elle a une composante génétique mais non héréditaire !
On pense que ces maladies sont dues à l’action combinée de plusieurs facteurs génétiques et de facteurs existant dans notre environnement. L’investigation de ces maladies nécessite des études incluant un grand nombre de patients. De nombreux laboratoires dans le monde recherchent quels pourraient être les facteurs génétiques et quels pourraient être les facteurs d’environnement (alimentation ? toxiques ? virus ?).
Certains chercheurs supposent que la maladie de Berger appartient à ce groupe de maladies communes. En effet, si dans l’immense majorité des cas, la maladie de Berger survient chez un patient isolé, il existe d’exceptionnelles familles dans lesquelles deux individus sont atteints. Les études génétiques entreprises sur des familles italiennes et américaines ont permis d’impliquer un gène situé sur le chromosome 6.
Actuellement, des recherches sont entreprises sur ce sujet en France.